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Chez les cervidés, les femelles sont les véritables fondations invisibles du territoire.

Chez les cervidés, les femelles sont les véritables fondations invisibles du territoire.



Une femelle chevreuil peut naître, vivre et mourir sur le même secteur de 80 acres.




Génération après génération grand-mère, mère, fille, petite-fille elles utilisent les mêmes aires de couchage, les mêmes corridors, les mêmes zones de nourriture et les mêmes refuges pendant des décennies.

Chez l’orignal, la logique est semblable. Une femelle orignal développe elle aussi une relation extrêmement stable avec son territoire. Les mêmes marécages, les mêmes coupes forestières, les mêmes zones fraîches, les mêmes routes de déplacement reviennent année après année. Les veaux apprennent ces habitudes et plusieurs reviennent plus tard dans les mêmes secteurs.



Les mâles voyagent.


Les femelles, elles, enracinent le territoire.

C’est là que beaucoup de chasseurs se trompent. Ils cherchent le gros buck ou le vieux mâle orignal. Ils installent des caméras, analysent les pistes, ajustent leurs caches et leurs miradors. Mais le mâle mature ne fait souvent que passer.

La femelle, elle, décide si le territoire mérite d’être habité. Un secteur qui ne conserve pas un noyau stable de femelles en santé ne retiendra jamais durablement un mâle mature. Jamais.



Parce que chez le chevreuil comme chez l’orignal, les mâles suivent deux choses : la sécurité… et les femelles.



Avant de penser au trophée, il faut se poser les vraies questions :


Est-ce que mes femelles restent à l’année?


Est-ce qu’elles élèvent leurs petits sur mon territoire?


Est-ce que je retrouve des faons ou des veaux dans les mêmes zones année après année?


Est-ce que mon territoire offre la tranquillité, la nourriture, l’eau et les refuges nécessaires?


Est-ce que la pression humaine, les odeurs, les VTT ou les dérangements poussent mes femelles à quitter?


Si la réponse est non, le problème n’est souvent pas le manque de mâles.

Le problème, c’est que les femelles ne considèrent plus ce territoire comme sécuritaire et une zone vital de vie.



C’est aussi là que l’aménagement devient capital pour le chasseur. Une bonne saline, une amélioration de la qualité du fourrage, des zones de nourriture naturelles, des couverts sécuritaires et des points d’eau bien positionnés peuvent transformer complètement un territoire.



Les femelles recherchent des endroits capables de soutenir leur santé et celle de leurs petits.

Plus un territoire offre une alimentation riche en minéraux, en protéines et en sécurité, plus les chances augmentent de voir les femelles s’y établir durablement.



Les grands mâles ne bâtissent pas un territoire.





Ils viennent habiter celui que les femelles ont déjà choisi.



4 commentaires


frank1967
frank1967
26 mai

Superbe texte et c'est toujours le fun d'apprendre comment nos gibiers préféré vivent aux fil des mois dans un année. Merci

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Lisa
Lisa
25 mai

Cool , ça me rassure ! Je me disais toujours coudonc y a pas beaucoup de présence de mâles en été sur mes caméras. Elles les attirent au moment voulu. 🙋‍♀️

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Vraiment très intéressant vraiment à portée attention merci pour tout c’est truc ont apprend énormément merci à l’équipe On jase

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Toute ses réponses sont bonne ,et oui toujours des femelles dans mon coin et je vais etre plus alerte avec ses bon conseil et je comprend mieux .Merci tres bien expliqué

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