Le coyote ne prend pas de pause pourquoi le Québec devra un iour accepter la chasse à l'année
- Steph Monette

- 22 mai
- 3 min de lecture
Le territoire change. Et ceux qui vivent de la terre le voient avant tout le monde.
Cliquez ici pour voir l'épisode du ON JASE SUR LE TERRAIN de la récolte du coyote

Pendant qu’une partie de la population voit encore le coyote comme un simple animal sauvage aperçu au bord d’un rang, les éleveurs, les producteurs et les chasseurs voient autre chose : un prédateur devenu extrêmement efficace, extrêmement adaptable… et de plus en plus présent.

Le problème, c’est que le coyote ne suit plus les vieux équilibres qu’on connaissait autrefois.
Aujourd’hui, dans plusieurs régions du Québec, on parle maintenant de coywolf, un hybride entre le coyote de l’Ouest, le loup de l’Est et parfois même certaines lignées de chiens. Plus gros. Plus intelligent. Plus audacieux. Un animal capable d’abattre des proies plus imposantes et surtout capable de vivre très près de l’humain sans être détecté.
Et lui, pendant qu’on débat encore sur sa place dans l’écosystème… il chasse déjà.

Le printemps est la période la plus brutale.
Avril, mai, juin.
C’est la saison des mises bas. Les chevreuils mettent bas. Les brebis agnellent. Les veaux arrivent. Et toute la forêt change d’odeur.
Pour un prédateur, c’est la période d’abondance absolue.

Un faon nouveau-né ne court pas. Un agneau humide au sol diffuse son odeur à des centaines de mètres. Une femelle affaiblie par les contractions devient vulnérable pendant plusieurs heures.
Et c’est là qu’on voit un comportement que plusieurs chasseurs et producteurs observent maintenant de plus en plus : l’attaque des femelles chevreuils pendant les douleurs de mise bas.

Le coyote attend souvent ce moment précis. La femelle est concentrée sur son accouchement, sa mobilité diminue, sa vigilance baisse. Dans certains cas, le prédateur profite de cette faiblesse temporaire pour l’attaquer directement.
Pour lui, c’est une occasion énergétique parfaite : la femelle adulte… et le faon à naître ou nouveau-né. Deux sources de nourriture au même endroit. Une stratégie brutale, mais extrêmement efficace biologiquement.

Et ça, beaucoup de gens refusent encore de le regarder en face. Parce que la réalité, c’est que le coyote n’est plus seulement un charognard opportuniste. Dans plusieurs territoires, il agit maintenant comme un véritable prédateur dominant de moyenne taille. Les producteurs agricoles le savent déjà. Les pertes d’agneaux, de chèvres, de veaux et même de chevreuils d’élevage sont souvent sous-estimées, parce qu’une partie des carcasses disparaît complètement. Un coyote expérimenté laisse très peu de traces. Il teste les clôtures. Il revient aux mêmes endroits. Il observe les habitudes humaines mieux que plusieurs humains observent les siennes.

Et pendant ce temps-là, les périodes de chasse restent limitées comme si on parlait encore du coyote d’il y a 40 ans.
La vraie question est devenue simple : est-ce qu’on veut gérer la population… ou simplement constater les dégâts après coup?
Parce qu’un prédateur actif 12 mois par année, lui, ne cesse jamais sa pression sur la faune et sur les élevages.
Quand les femelles portent leurs petits.
Quand les faons naissent.
Quand les producteurs dorment.
Quand les animaux sont vulnérables.
Lui continue.

Et plus sa population augmente sans contrôle réel, plus son comportement devient audacieux.
Personne ne parle d’éliminer le coyote. Ce serait irréaliste et biologiquement impossible. Le coyote est probablement l’un des animaux les plus résilients en Amérique du Nord.
Mais le contrôler intelligemment? Oui.
Et plusieurs commencent à croire que la chasse au coyote devrait être ouverte à l’année au Québec, particulièrement dans les secteurs agricoles et les zones de forte pression sur le chevreuil.
Pas par haine du prédateur.
Pas par plaisir.
Par gestion.

Parce qu’en nature, chaque espèce doit conserver une pression qui maintient l’équilibre. Et actuellement, dans plusieurs régions, cet équilibre est en train de basculer. Le territoire ne dort jamais. Le coyote non plus et ceux qui protègent leurs troupeaux ou leur faune commencent à comprendre qu’attendre après le problème coûte souvent beaucoup plus cher que de le prévenir.





A quand un gouvernement qui va allumer toujours trop tard
Absolument d'accord qu'il va falloir faire de quoi, de remédier à tous ça sa prend une ouverture et une compréhension du ministre de la faune.
Oui à quand la chasse et la trappe à l’année de ce prédateur pas drôle quand tu va à la chasse à l’orignal a l’arbalète et tu te fait entourer d’une meute de Coyotes et tu call l’orignal et te fait répondre par la meute merci pour l’article et un gros merde pour les prochains et je ne comprends pas que vous ayez pas le droit des dropé à l’extérieur de l’enclos mais à l’intérieur ok vous devriez avoir le droit vraiment encore une stupidité du gouvernement
Très bon texte qui explique votre réalité d'éleveurs et la dormante de nos vaillant fonctionnaires qui sont boucher à toutes écoute de gens de terrain.
Nous aussi un gros probleme avec ce prédateur ,d accord pour la chasse a l année dans toute les zones hiver comme été sans restriction de possession ,et ensuite peut etre élaboré un bon plan de gestion et un bon équilibre pour l environnement agricole ,éleveur en générale et chasseur .Merci pour cette article et bien raison Stéphane