
Chasser au sol, comment on fait?
- Steph Monette

- 28 oct.
- 3 min de lecture
Chasser au sol : l’art oublié de la proximité
Chaque automne, des milliers de chasseurs s’installent dans leurs tree stands avant même le lever du jour, espérant que le bon vent et le bon cerf passent à portée. Mais certains ont décidé de revenir aux sources : chasser au niveau du sol, directement dans le monde du chevreuil.

Dans ce texte, je vous rappelle que cette approche, souvent négligée, offre une série d’avantages aussi stratégiques qu’intenses. Pas besoin de grimper. Pas besoin de transporter un stand. Seulement vous, le vent, et le chevreuil.

🏹 Pourquoi chasser au sol ?
Chasser sans stand, c’est avant tout une question de liberté.
Vous n’êtes plus prisonnier d’un arbre ou d’un setup fixe. Vous pouvez bouger, ajuster, repositionner votre embuscade en fonction du vent, des pistes fraîches ou des conditions du jour.
C’est aussi un moyen d’éviter de « sur-chasser » une zone. En changeant régulièrement de poste, on réduit les odeurs humaines accumulées et on garde le territoire « neuf » aux yeux — ou plutôt au nez — des chevreuils.
Et puis, il y a l’expérience. Être au même niveau que le gibier, sentir la tension quand un chevreuil approche à dix mètres, sans barrière entre vous et lui… ça, c’est la vraie adrénaline de la chasse.
L’art du bon emplacement
Réussir une chasse au sol, ce n’est pas improviser : c’est un art de camouflage et de lecture du territoire.
Cherchez la couverture naturelle : un tronc tombé, une grosse souche, un buisson dense. Ces éléments deviennent vos alliés pour casser votre silhouette.
Tenez compte du vent : il est votre pire ennemi ou votre meilleur ami. Si le vent tourne contre vous, changez de poste sans hésiter.
Visez les zones de transition : là où les chevreuils quittent leur zone de repos pour aller se nourrir ou boire. Ces passages sont souvent les plus productifs.
L’idée, c’est d’être invisible, mais aussi accessible et mobile. Un petit banc pliant, un bon camo, et vous êtes prêt.
💨 Discrétion absolue
Au sol, chaque mouvement compte. Les chevreuils voient large et sentent tout.
Alors :
Évitez les tissus bruyants.
Préparez votre tir avant qu’ils ne soient à portée.
Gardez la flèche ou la carabine prête, sans geste brusque.
C’est une chasse plus instinctive, plus sensorielle, où la lecture du vent, du bruit, et de la lumière devient une seconde nature. Attention le soleil double vos mouvements, l'ombrage de votre corps par rapport au soleil peut devenir un handicap !

Les limites à connaître
Chasser au sol n’est pas toujours la meilleure option.
Sur un terrain dégagé, sans couvert, ou quand on vise un gros mâle ultra-méfiant, un tree stand peut garder l’avantage.
Et oui, le confort aussi joue : au sol, il faut accepter d’avoir un angle de tir différent, de rester bas, parfois inconfortable, et surtout… très patient.
Mais ces contraintes font aussi partie du charme : c’est une approche plus pure, plus connectée au réel.
Un retour à l’essentiel
Chasser au sol, c’est ajouter une corde à son arc, pas renier les stands.
C’est une autre manière d’apprendre à connaître le gibier, de mieux sentir la forêt, d’être présent, attentif, adaptatif.

Bref, c’est un retour à ce qui fait la beauté même de la chasse : la proximité, l’observation et le respect.
🔔 En résumé
✔️ Mobilité et flexibilité maximales
✔️ Moins d’équipement et d’effort logistique
✔️ Expérience intense, proche du gibier
⚠️ Dépend du vent, du couvert et du niveau de discrétion
🎯 Parfait pour les chasseurs qui aiment bouger, observer et s’adapter.
💬 Et vous ?
Avez-vous déjà tenté la chasse au sol ?




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