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L’appel du chevreuil : mythe télévisé ou véritable outils pour chasser ?

Dernière mise à jour : 10 janv.


À la télévision, la scène est toujours la même. Deux coups de grunt . Une pause, puis, comme par magie, un énorme mâle sort du bois, tête basse, prêt à l’affrontement.

Mais sur le terrain, loin des caméras, une question demeure : l’appel du chevreuil fonctionne-t-il réellement en chasse réelle?

La réponse est oui.


Mais pas de la façon spectaculaire que la télévision aime nous le vendre.


Un outil qui dépend du comportement du cerf. L’appel n’est pas un interrupteur. C’est une conversation. Et comme toute communication, elle ne fonctionne que lorsque l’autre est prêt à écouter. En début d’octobre, lorsque les mâles commencent à redevenir sociaux, de légers grognements peuvent éveiller la curiosité.


À ce stade, les mâles se testent, s’évaluent, établissent tranquillement leur hiérarchie.


À l’approche du pré-rut, les choses s’intensifient. Les mâles se déplacent davantage, vérifient leur environnement et réagissent plus facilement à la présence d’un rival potentiel.


En plein rut, l’appel atteint souvent son efficacité maximale : l’agressivité est élevée et la tolérance à l’intrusion est minimale. Mais le seul problème même si les réponses sont au maximum dans le temps du rut, la pression de chasse : est un grand frein à l’appel!


Là où plusieurs chasseurs se trompent, c’est en oubliant l’impact de la pression de chasse. Dans les secteurs très fréquentés, les cerfs surtout les mâles matures ont déjà entendu à peu près tous les sons artificiels possibles. Le résultat est prévisible : méfiance accrue, contournement systématique par le vent ou indifférence complète.

Un appel mal placé dans un territoire pressurisé ne fait pas venir un cerf… il l’éduque. Moins de bruit, vous obtiendrez plus de crédibilité. La clé d’un appel efficace réside rarement dans l’intensité, mais plutôt dans le réalisme.

Sur le terrain, les "bucks" sont discrets. Ils communiquent peu, brièvement, et avec intention. Des grognements doux, espacés, intégrés à un contexte crédible surpassent largement les longues séquences répétitives.


Trop souvent, le chasseur parle plus fort que le gibier qu’il tente d’imiter.



Le rattling : efficace, mais pas partout?


Le rattling a lui aussi sa place, mais uniquement dans le bon décor.

Dans les champs agricoles ouverts, l’effet est souvent limité. À l’inverse, les secteurs de couvert dense, les lisières forestières et les zones de transition près des aires de repos offrent un environnement où un affrontement sonore est logique et crédible. Le cerf ne réagit pas seulement au son il réagit au contexte.

Un outil, pas une promesse

L’appel du cerf n’est ni une solution miracle ni une garantie de succès. Certains jours, un simple grognement peut faire apparaître un mâle droit vers votre mirador. D’autres jours, la forêt se referme dans un silence total. C’est la réalité de la chasse.

Aucun appel, aussi réaliste soit-il, ne peut compenser un vent mal géré. Le chevreuil vit dans un monde d’odeurs avant tout. Lorsqu’un mâle répond au grunt ou au rattling, sa réaction la plus instinctive n’est pas d’attaquer immédiatement, mais de valider l’information par le vent. Il tentera presque toujours de contourner la source sonore pour confirmer la présence d’un rival.


C’est ici que l’utilisation stratégique d’une urine de mâle, déposée au sol ou sur une branche basse du côté sous le vent, prend tout son sens. L’odeur ne sert pas à attirer à longue distance, mais à donner de la cohérence au message : ce que le cerf entend correspond enfin à ce qu’il sent. Vent constant, cône olfactif contrôlé et appel discret forment alors une combinaison crédible, capable de transformer une simple curiosité en engagement réel.


Conclusion

Alors, est-ce que l’appel du cerf fonctionne? Absolument,

Mais seulement lorsqu’il respecte la saison, la pression de chasse, l’état d’esprit du dominant et la qualité de votre installation. Utilisé intelligemment l’appel devient un véritable outil stratégique. Utilisé au hasard, il ne fait qu’ajouter du bruit dans un monde où le silence est souvent la clé.

37 commentaires


rejean.turcotte1
rejean.turcotte1
21 déc. 2025

L’expérience, l’expérience et encore l’expérience…Avec tes informations et les mise en applications sur le terrain ça va finir par être naturel du moins je l’espère.

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Jeff Denis
21 déc. 2025

Y faudrait que tu nous fasses un vidéo de 5-7 min juste sur le grunt et le rattling pour nous donner des petits trucs Steph, ce serait merveilleux !

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jcoco
19 déc. 2025

tres intéressant

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maurice.guay
18 déc. 2025

merci mettre le gibier en confiance

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Jean St-Sauveur
Jean St-Sauveur
18 déc. 2025

merci bien expliquer pour moi call ca fonctionner 2 fois en 4 ans pour le rattling ca jamais marcher avec vos explication je ne lache pas merci beaucoup

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