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La chasse comme outil moderne de gestion des populations de gibier

La chasse comme outil moderne de gestion des populations de gibier


Maintenir l’équilibre écologique

Quand les prédateurs naturels disparaissent ou que les habitats changent, certaines espèces prolifèrent au-delà de ce que leur milieu peut supporter. La chasse devient alors un levier essentiel pour éviter la dégradation des écosystèmes.


Amérique du Nord – cerf de Virginie : dans plusieurs États américains et régions du Canada, la densité de cerfs est telle qu’ils broutent la régénération forestière, réduisant la diversité végétale et menaçant d’autres espèces.


Sanglier en Europe : avec une capacité d’adaptation énorme et peu de prédateurs, les populations explosent. La chasse est devenue le seul moyen viable de réduire les dégâts aux cultures et limiter les risques de propagation de la peste porcine africaine.

Protéger les communautés humaines

Les conflits faune-humain sont un défi constant.


Accidents routiers : aux États-Unis, on estime plus d’un million de collisions annuelles avec les cervidés, entraînant des morts, des blessures et des coûts énormes. La chasse, en réduisant les densités locales, baisse ces risques.


Bernaches du Canada : leur abondance au Québec et en Ontario cause des pertes agricoles majeures. Les chasses de pré-saison permettent de contrôler les bernaches résidentes et de réduire la pression sur les fermes.


Pigeons en milieu urbain : dans plusieurs grandes villes, leur surpopulation entraîne des problèmes sanitaires. Des prélèvements encadrés ou des programmes de chasse sélective limitent les nuisances.

Prévenir et gérer les maladies


Les fortes concentrations animales facilitent la circulation des pathogènes.


MDC (maladie débilitante chronique) : déjà présente chez le cerf de Virginie et l’orignal dans certaines régions nord-américaines, elle menace de s’étendre. Récolter un certain nombre d’animaux chaque année réduit la densité et ralentit la propagation.

Tuberculose bovine au cerf rouge (Europe) et rage chez le renard (Afrique du Nord) : dans les deux cas, la chasse ciblée a été utilisée comme outil de santé publique et de protection des troupeaux domestiques.


Retombées économiques et sociales


La chasse génère des revenus qui sont réinvestis dans la conservation.

En Amérique du Nord, le modèle de financement repose largement sur les permis, les taxes sur l’équipement de chasse et les droits d’accès. Ces fonds servent à financer la recherche, la protection des habitats et les programmes d’éducation.


En Afrique, la chasse sportive encadrée par des quotas stricts finance directement la conservation des réserves et crée des retombées pour les communautés locales. Les revenus issus des permis de chasse aux éléphants ou aux buffles, par exemple, sont souvent supérieurs à ceux du tourisme photo dans certaines zones reculées.


Un outil complémentaire

La chasse n’est pas une solution unique, mais elle reste plus efficace, plus ciblée et plus socialement intégrée que d’autres approches comme la stérilisation, la contraception ou les abattages massifs par les autorités. Elle offre aussi un lien culturel et identitaire fort, particulièrement dans les sociétés rurales.


Conclusion

À travers le monde, de la gestion du cerf de Virginie en Amérique du Nord aux sangliers européens, en passant par les bernaches canadiennes, les pigeons urbains ou encore les programmes africains de chasse encadrée, la chasse prouve son efficacité comme outil de contrôle et de conservation. Bien encadrée, elle protège la biodiversité, réduit les conflits humains-faune, limite la propagation de maladies et finance directement la protection de la nature.



 
 
 

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