Quand les decideurs ignore le terrain !
- Steph Monette

- 17 déc. 2025
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 10 janv.
Quand les decideurs ignore le terrain !

Aujourd’hui, nous allons parler d’un problème qui ne fait pas toujours de bruit…
mais qui fait énormément de dégâts.
Il existe un point de rupture dangereux dans nos sociétés modernes : celui où les décisions sont prises loin du sol, loin du froid, loin du bois, loin du réel. De plus en plus, on confie la gestion du vivant des humains, des enfants, de la faune, du territoire à des fonctionnaires et des gestionnaires qui n’ont plus de contact direct avec le terrain qu’ils tentent de réglementer. On ne parle pas ici de mauvaise intention. On parle de déconnexion.
Et quand la déconnexion s’installe, les décisions cessent d’être logiques. Elles deviennent idéologiques.réglementer l’enfance : quand on interdit l’apprentissage du vrai. Prenons un exemple simple, presque banal, mais profondément révélateur. Des decideurs qui réglementent la hauteur des bancs de neige, interdisent l’accès aux buttes pour des raisons de sécurité, empêchent les enfants de grimper, de tomber, de se relever.
Ce qu’on enlève aux enfants, ce n’est pas un jeu. C’est une expérience de vie!! Monter sur une butte de neige, c’est apprendre l’équilibre. C’est apprendre la compétition. C’est perdre la place de roi de la montagne. C’est gérer la frustration. C’est comprendre les limites physiques. C’est accepter la chute. C'est ce faire intimidée pour mieux revenir. La nature a toujours enseigné par l’expérience directe. Pas par un règlement. Pas par un avis juridique. Pas par une directive écrite derrière un bureau chauffé.
En voulant éliminer tout risque, on élimine surtout l’apprentissage. On ne dois pas réglementer, on doit enseigner!
L’industrie automobile : le retour forcé au bon sens

Même logique du côté industriel. Pendant des années, on a poussé une vision rigide : le tout électrique, coûte que coûte. Sans tenir compte du territoire. Sans tenir compte des usages réels. Sans tenir compte des réalités climatiques, rurales et économiques. Sans parler aux fermiers, aux travailleurs forestiers, on oublie le terrain! Et puis, récemment, Ford annonce arrêter certains projets de camions 100 % électriques, pour revenir vers des camions à consommation réduite, hybrides, plus adaptés au terrain réel. Ce que le marché vient de confirmer, c’est ce que le monde du gros bon sens savait déjà :
👉 la transition ne se fait pas contre la réalité,
👉 elle se fait avec la réalité.
Les gens qui travaillent, qui tirent, qui remorquent, qui vivent en région, avaient déjà pris cette tangente. Pas par idéologie. Par nécessité logique.
Conservation de la faune : quand les décisions ignorent le terrain.

Le même problème se répète en gestion de la faune. Des décisions prises sur des tableaux Excel. Des quotas établis sans présence terrain. Des règlements uniformes appliqués à des réalités biologiques différentes. Des saisons ajustées selon la pression politique plutôt que selon les cycles naturels. La nature, elle, n’obéit pas aux échéanciers ministériels. Elle obéit à des règles immuables :
la prédation,
la capacité de support,
le climat,
la pression humaine,
l’équilibre.
Ignorer ces lois naturelles, c’est créer des déséquilibres que les chasseurs, les gestionnaires de terrain et les communautés locales voient arriver… bien avant les rapports officiels. Les règles existent déjà elles s’appellent les lois naturelles Ce que plusieurs semblent oublier, c’est une chose fondamentale : les règles de conduite existent déjà. Elles sont inscrites dans :
la biologie,
l’écologie,
le comportement humain,
l’expérience transmise de génération en génération.
La nature n’a jamais été anarchique. Elle est régie par des équilibres précis. Quand l’humain tente de la contrôler sans la comprendre, il ne crée pas de l’ordre il crée du chaos. Ce dont on a réellement besoin. Nous n’avons pas besoin de plus de règlements. Nous avons besoin de plus de decideurs enracinés ,qui marchent le territoire, qui parlent aux gens de terrain, qui comprennent la chasse, la pêche, l’agriculture, la forêt, qui savent que le risque fait partie de la vie, qui respectent les lois naturelles plutôt que de tenter de les réécrire. Le gros bon sens n’est pas rétrograde. Il est durable. Il est adaptatif. Il est en harmonie avec la nature et la vie.
Et tant qu’on continuera à gérer le vivant comme un dossier administratif, on continuera à prendre de mauvaises décisions… avec de très bonnes intentions.
Mais la nature, elle, ne négocie pas.





Les CCDB vont sûrement changer
Bonjour,
Il y a toujour un retour du balancier, espérons que le retour le la logique n’est pas trop loins.
Des sacs de GBS on pourrait en vendre des dizaines à nos décideurs Steph.... J'pense qu'on devrait y penser fortement ! 🤔
très bien dit ,sa vas prendre des politiciens qui vont consulter les gens sur le terrain pour pouvoir prendre des décision qui auront des impacte positive
Plus ça change plus c'est pareil. Merci