
Sécurité publique ou illusion politique? Le coût réel d’un mauvais ciblage
- Steph Monette

- 8 janv.
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 10 janv.
Le Québec, l’identité et le rachat des armes à feu : une ligne de fracture?
Dans le monde de la chasse, où la tradition et l’identité régionale comptent autant que la précision d’un tir, la décision du Québec d’accepter les fonds fédéraux pour le programme de rachat des armes à feu soulève quelques questions de fond. Alors que l’Alberta, la Saskatchewan, le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest refusent de se joindre à cette initiative, le Québec fait un choix différent.
Ce choix, s’il peut sembler pragmatique aux yeux de certains, risque d’être perçu comme une singularité qui accentue l’écart identitaire déjà bien présent entre le Québec et le reste du Canada.
Au final, ce tournant pourrait non seulement donner l’impression que le Québec s’isole davantage, mais aussi qu’il s’engage dans une voie où le rachat des armes à feu pourrait se révéler une dépense colossale, sans véritable gain en matière de sécurité. Pour notre communauté de chasseurs et de tireurs, c’est une décision qui mérite réflexion, parce qu’elle touche non seulement notre identité, mais aussi la façon dont on est perçus au sein du pays.
Frapper à côté de la cible
Encore une fois, on vise mal.
Encore une fois, on dépense gros… pour frapper à côté.

Le Canada a déjà brûlé des centaines de millions avec un premier registre des armes à feu devenu le symbole même d’un programme inefficace. Aujourd’hui, on remet ça en plus gros. Le programme de rachat des armes à feu s’enligne pour coûter des milliards aux contribuables canadiens et québécois. Des milliards.
Et pour quoi, exactement?
Pour désarmer des chasseurs.
Des tireurs sportifs.
Des citoyens formés, enregistrés, contrôlés, vérifiés.

Le monde le plus encadré du pays.
Pendant ce temps-là, les armes qui tuent réellement circulent ailleurs.
Elles entrent illégalement par les frontières.
Par les routes.
Par les ports.
Par des réseaux criminels que tout le monde connaît… mais qu’on finance trop peu pour les arrêter.
C’est là que le raisonnement devient difficile à défendre.
On choisit la solution facile : contrôler ceux qui respectent déjà les règles. Parce que c’est plus simple, plus visible, plus politique. Mais ce n’est pas là que la criminalité armée prend naissance. Ce n’est pas dans un camp de chasse, ni sur un champ de tir.
Chaque dollar investi pour retirer une arme légale est un dollar qui n’est pas investi pour :
renforcer la GRC,
soutenir les corps policiers municipaux,
sécuriser les frontières,
démanteler le crime organisé,
rendre les villes réellement plus sûres.
On parle de sécurité publique, mais on ignore les vraies causes.

La chasse et le tir sportif ne sont pas des problèmes à corriger. Ce sont des traditions, des disciplines, une culture de responsabilité transmise depuis des générations. Les traiter comme une menace est non seulement injuste, c’est inefficace.

Dans un monde de plus en plus instable, désarmer des citoyens honnêtes par manque de jugement stratégique ne rend pas une société plus sécuritaire. Ça la rend plus vulnérable. Vulnérable parce qu’on confond contrôle administratif et sécurité réelle.
Le bon sens existe encore.
Il vit sur le terrain.
Il vit chez ceux qui connaissent les règles, les respectent et les appliquent.

Le jour où les décideurs comprendront que ce n’est pas en contrôlant les chasseurs et les tireurs sportifs qu’on réduit le crime, mais en attaquant les vraies sources de violence, on aura enfin cessé de tirer… à côté de la cible.




Super de beau texte qui résume notre réalité baffouée par nos chers politiciens!
j ai deja ecrit a tout les chef de partit au quebec, les election s en vienne il faudrait les obliger a se mouiller sur le sujet avant les elections.
Encore de l argent investi a la mauvaise place ,et ne s attaque encore sur les chasseurs
Absolument bien expliqué a ce sujet ,notre cher bureaucratie qui ont de la misere a nous comprendre les chasseurs , et notre belle releve de jeune chasseur pris ds l engrenage du systeme .
Très bon texte qui résume bien la situation
C'est bien plus faciel de s'attaquer aux citoyens honnètes qu'aux bandits...