Le vrai trophée : chasser en bonne compagnie
- Yan Monette
- 2 mars
- 2 min de lecture

On pense souvent que la chasse se résume à une récolte. À un panache. À une photo qui va rester accrochée quelque part, comme une preuve de réussite. Mais avec le temps, on réalise que ce n’est pas ça, le vrai cœur de la chasse.
Le vrai plaisir, il est dans les moments qu’on partage.
Il est dans ce silence-là, tôt le matin, quand la forêt n’est pas encore réveillée. Le café chaud dans les mains, les bottes encore humides de la veille, puis ce regard complice échangé avec quelqu’un qui comprend exactement pourquoi t’es là. Pas besoin de parler. Pas besoin d’expliquer. Juste être là, ensemble, au bon endroit.

Parce qu’au fond, la chasse, c’est un lien humain avant tout.
On se souvient des chevreuils, oui… mais pas autant que des histoires autour du feu. Des fous rires dans la cabane. Des anecdotes qui prennent de l’ampleur à chaque année. Du gars qui a manqué son tir, mais qui est devenu une légende dans le groupe. Ces moments-là, ils restent gravés bien plus longtemps que n’importe quel trophée.
Dans un monde où tout va vite, où tout est connecté mais souvent vide de sens, la forêt vient remettre les choses à leur place. Elle enlève le bruit. Elle enlève le superflu. Elle te ramène à l’essentiel. Et quand tu vis ça avec quelqu’un d’autre, ça crée quelque chose de rare.
Quelque chose de vrai.
Marcher côte à côte sans dire un mot. Comprendre un regard. Ressentir la même montée d’adrénaline au même moment. Ce genre de complicité-là, ça ne s’invente pas. Ça se vit, lentement, saison après saison.
Avec le temps, la définition de “réussir sa chasse” change.
Réussir, ce n’est pas juste récolter. C’est avoir vécu quelque chose. C’est avoir vu sans être vu. C’est avoir partagé un lever de soleil parfait. C’est avoir ri jusqu’à en avoir mal au ventre. C’est avoir reconnecté, autant avec les autres qu’avec soi-même.
Et un jour, sans même t’en rendre compte, tu comprends.
Le plus gros trophée que tu vas ramener…c’est pas celui que tu accroches au mur.
C’est les souvenirs.
C’est les visages de ceux avec qui t’as marché dans le bois.
C’est les voix que tu vas continuer d’entendre longtemps après la saison.
C’est ces moments simples qui finissent par devenir les plus précieux.
Parce qu’au final, les plus belles chasses de ta vie…
ce ne seront pas celles où t’as tiré.
Ce seront celles où t’étais bien entouré.




Sa n'a pas de prix d'avoir des bons partenaires de chasse car au delà de la récolte y a le bon temps de faire une sortie en forêt que bien souvent ont attend ça pendant 1 an Merci
La chasse c'est plus qu'un sport… c'est une thérapie.