NOUVELLE - La Faune Sans Gardiens : Quand Québec Ferme les Yeux sur ses Territoires
- Steph Monette

- il y a 5 heures
- 2 min de lecture
Par la rédaction | Protection du territoire

Il y a quelque chose de profondément incohérent dans l'image d'un gouvernement qui prêche la protection de la biodiversité d'une main, tout en fermant les bureaux de ses agents de la faune de l'autre. Chandler, Causapscal, Sainte-Anne-des-Monts, Grande-Vallée autant de noms qui résonnent comme autant de signaux d'alarme pour quiconque tient à la pérennité de nos ressources fauniques.

Un territoire immense, une présence qui rétrécit
La zone 1 de la Gaspésie, c'est 21 000 kilomètres carrés de lacs, de rivières et de montagnes. Un paradis pour l'orignal, le cerf de Virginie, la truite. Et pour le braconnier aussi, si personne ne veille. Ce territoire représente 5 % de la superficie du Québec et ne compte aujourd'hui que 12 agents en service actif.
À Chandler seulement, on est passé de plus de 20 agents dans les années 1990 à deux aujourd'hui. Deux agents pour couvrir une MRC qui générait 450 plaintes l'an dernier, soit 45 % de tous les signalements de la Gaspésie. Ces chiffres ne mentent pas.

Le braconnage n'attend pas !
La présence d'un agent, c'est un frein. Pas seulement pour intervenir après coup, mais pour décourager avant même que ça commence. Quand le bureau de Matagami a annoncé sa fermeture, les signalements ont chuté de 30 % dans la région. Ce n'est pas que le braconnage a diminué c'est que les gens ont compris que personne n'allait répondre.
Pour les chasseurs et pêcheurs qui respectent les règles, la situation est doublement frustrante : leur discipline est sapée par ceux qui braconnent impunément, et c'est leur patrimoine faunique qui en paie le prix.
La centralisation : une fausse économie
Centraliser la gestion d'un territoire comme la Gaspésie, ce n'est pas rationaliser : c'est aveugler. Un agent basé à Gaspé ne peut pas intervenir aussi rapidement qu'un agent à Chandler sur un signalement dans le secteur de Percé. Dans une région où les routes sont longues et les accès forestiers complexes, chaque heure perdue se compte en gibier abattu illégalement.
Les agents de la faune ne sont pas de simples préposés à la vérification de permis. Ce sont des connaisseurs du territoire, des gens qui ont tissé avec les habitants des liens de confiance indispensables. Cette expertise ne se transfère pas en quelques semaines elle se bâtit sur des années de présence.

La mobilisation citoyenne de fin avril à Chandler a temporairement sauvé le bureau.
Victoire ? Peut-être. Mais le syndicat reste sceptique la même promesse avait été faite l'an dernier. Et selon son président, Québec envisage toujours de fermer 40 % de ses bureaux à travers la province.
Pour la communauté des chasseurs et pêcheurs, le message est simple : ce n'est pas un enjeu bureaucratique. C'est notre faune, notre territoire, notre héritage.
Signalez tout acte de braconnage au 1 800 463-2191 — SOS Braconnage




Nous sommes devant le Résultat de plusieurs années sans un vrai Ministre de la Faune et sans réinvestir l'argent des chasseurs/euses et pêcheurs/euses pour la Faune. Triste réalité de voir les protecteurs de la Faune perdre leurs Quartiers Générales pour pouvoir servir et protéger cette Faune des gens qui ont de moins bonnes intentions. Merci
Vraiment déplorable la coupe de service d agent ,ont n est entrain de tous perdre pour notre futur releve de jeunes ,notre cher gouvernement devrait garder des fonds pour garder nos agents en place .Et les hostie de braconnier sont mort de rire ,Aie les chasseurs dénoncer le plus possible et mettre de la pression .👍
Décourageant
Méchante gang d'endormi incroyable de voir ca ou ca s'en va...