2. Éditorial - Le prix d'un symbole.
- Steph Monette

- il y a 5 jours
- 3 min de lecture
Le prix d’un symbole
Le programme fédéral de rachat des armes à feu devait, à l’origine, rassurer. Sur papier, on parle d’un inventaire ciblé entre 150 000 et 518 000 armes désormais prohibées. Le coût estimé? Jusqu’à 756 millions de dollars selon certaines projections initiales. D’autres analyses évoquent plutôt une facture globale pouvant grimper entre 4 et 6 milliards. À ce jour, environ 250 millions auraient déjà été engagés, alors que le taux de participation demeure faible.

Posons la vraie question : à quoi sert un programme massif si ceux qu’il vise n’y adhèrent pas?
Un programme qui déborde le cadre annoncé
Dans les communautés rurales, le malaise est palpable. Ce qui devait concerner essentiellement certaines plateformes associées au tir sportif pourrais aussi s’étendre désormais à des armes utilisées à la chasse. Pour les chasseurs et les agriculteurs, ce ne sont pas des objets symboliques. Ce sont des outils de travail, des instruments de gestion, des équipements légaux enregistrés, transportés et utilisés dans un cadre strictement réglementé.

Le débat n’est plus technique. Il est identitaire.
Le coût réel : financier… et culturel
Dans toute politique publique, il y a deux colonnes :
La facture budgétaire
L’efficacité réelle
Injecter des centaines de millions voire des milliards dans un programme dont l’impact mesurable sur le crime organisé demeure contesté soulève un enjeu de priorisation.
Dans les milieux ruraux, plusieurs demandent :
. Pourquoi ne pas concentrer les ressources sur le trafic illégal transfrontalier?
. Pourquoi ne pas renforcer les unités spécialisées?
. Pourquoi pénaliser des détenteurs déjà conformes?
Pendant ce temps, la facture grimpe et la participation, elle, plafonne. Un isolement provincial marqué . Il est également notable que la majorité des provinces canadiennes ont exprimé leur opposition administrative ou politique à l’application du programme, laissant le Québec dans une posture différente. Ce contraste accentue la fracture entre les réalités régionales et les orientations fédérales.
La gestion de la faune, la chasse, l’agriculture ce sont des réalités de terrain. Elles ne se pilotent pas uniquement depuis un bureau central.

Ce que ça représente pour les chasseurs
Pour un chasseur, une arme n’est pas un symbole politique. C’est :
. Un outil de récolte éthique.
. Un instrument de gestion faunique responsable.
. Un héritage transmis entre générations.
Quand un programme public semble ignorer cette dimension culturelle, il ne touche pas seulement une catégorie d’objets. Il touche une communauté. Le fond du débat,
Il ne s’agit pas de nier les enjeux de sécurité publique. Ils sont réels et doivent être traités avec sérieux. Mais une politique efficace doit cibler les causes structurelles du crime, non élargir son spectre vers des détenteurs légaux déjà encadrés.
Si la finalité est la sécurité, les outils doivent être proportionnels, ciblés et mesurables.
La mobilisation
La communauté cynégétique a toujours été organisée. Elle finance la conservation. Elle respecte les quotas. Elle collabore avec les biologistes. Elle investit dans l’éducation et la sécurité. Rester silencieux dans un débat qui redéfinit ses outils fondamentaux serait une erreur stratégique. Parce qu’au bout du compte, le débat dépasse une simple liste d’armes.

Il touche :
L’autonomie régionale
La reconnaissance des réalités rurales
La transmission d’un patrimoine
Un programme public se juge à son efficacité et à sa légitimité.
Et dans ce dossier, beaucoup estiment que les deux restent à démontrer.
Le prix d’un symbole ne devrait jamais dépasser celui du bon sens.




Un dossier où les Élus font la sourde oreille et PJMS qui met de la pression sur le Gouvernement depuis plus de 30 ans (c'est sûr que à 400 000$ par année en salaire sa aide à vouloir avoir raison selon N.P.) et les Élus veulent t'ils vraiment faire la vie dur aux vrais criminels et le marché noir des armes illégal beaucoup de $$$$ en jeu. Merci
Pour ma part je pense que si on prenait l'argent et qu'on le donnerait aux corps policiers. Ce serait pas mal plus efficace pour lutter contre les crimes violents et la contrebande sur les marchés noirs. Mais, non on préfère créer un gouffre financier encore une fois comme avec le défunt registre.
Le nombre d adeptes de la chasse et du tire sportif versus le total d accidents prouvent que le tout est très bien réglementé comparativement à la noyade,la motoneige et sans oublié les drogues qui selon le gouvernement.presque deux décès par surdose par jrs.
Évidemment la contrebande,les gangs de rue sont plus difficiles à contrôler que nous qui respectons les règles
Bon texte
Je suis un vieux de la vielle avec de belle tradition et valeur de ma jeunesse a la peche ,la chasse etc , et avec une continuité avec mes deux gars vraiment impliqués sur notre terre ,mais avec ses dépenses a coup de millions pour le controle les armes a feu et argent perdu a nos frais et tres mal gestionné de notre cher gouvernement de béton qui ont jamais sorti de leur ville et leur bureau , et notre cher madame Provost C était un cas isolé ds le temps la tuerie a la polithecnique .Je reste positif pour la prochaine saison de chasse et merci Stéphane pour tes produits et ton blog .