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La truite arc-en-ciel Une étrangère venue de l'Ouest

La truite arc-en-ciel

Une étrangère venue de l'Ouest

Elle n'est pas d'ici. La truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss) est native de la côte pacifique nord-américaine de l'Alaska jusqu'au sud de la Californie. Des rivières glacées, un climat humide, l'océan à portée. C'est son terrain d'origine.



Elle a deux modes de vie : certaines restent en eau douce toute leur vie, d'autres migrent en mer. C'est cette adaptabilité qui a tout changé pour elle.


La conquête planétaire


Dès 1874, les humains commencent à la transporter partout. États-Unis atlantiques, France, Nouvelle-Zélande, Iran. En quelques décennies, un poisson du Pacifique colonise la planète non pas par lui-même, mais porté par ceux qui veulent reproduire ailleurs le frisson qu'il procure au bout d'une ligne.

Pourquoi les pêcheurs l'aiment

C'est simple : elle se bat.

Quand elle prend l'hameçon, elle saute. Elle tire. Elle résiste. Sa combativité, la qualité de sa chair, et sa tolérance aux eaux chaudes en font l'espèce de choix pour la pêche sportive même en plein été québécois, quand l'omble de fontaine cherche le fond.



L'arrivée au Québec


Premier ensemencement en 1893. Le raisonnement était logique : espèce combative, facile à produire en pisciculture, populaire partout ailleurs. Pourquoi pas ici?

Dès le début du 20e siècle, on l'ensemence dans le lac Memphrémagog et dans le Saint-Laurent près de Montréal. Les piscicultures privées prennent le relais. La demande des pêcheurs récréatifs fait le reste.


Le revers


Elle ne reste pas où on la met.

Entre 1975 et 2009, elle envahit une cinquantaine de rivières québécoises. Les chercheurs de l'Université Laval retracent la source : les populations naturalisées des lacs Ontario et Memphrémagog, qui utilisent le Saint-Laurent comme corridor vers l'est jusqu'en Charlevoix, puis plus loin encore.



Le problème : elle entre en compétition directe avec le saumon atlantique et l'omble de fontaine. Depuis 2014, Québec resserre les règles. Ensemencement limité aux spécimens stériles, zones strictement délimitées, limites de prises abolies dans l'est pour encourager les captures.



Ce qu'elle est aujourd'hui


Une belle contradiction québécoise. Espèce introduite devenue pilier de la pêche récréative dans le sud. Espèce appréciée et espèce envahissante selon l'endroit où elle nage.



Plus résistante que nos truites indigènes, moins sélective, capable de s'adapter à presque tout. Elle n'a pas demandé à être ici. Mais une fois arrivée, elle a tout fait pour rester.

C'est ça, la vraie nature de la bête.

2 commentaires


rogerpaquin18
rogerpaquin18
il y a 4 jours

Bon résumé sur cette article que j ai appris du passé , et que j aimerais donc pecher cette sorte de truite .Merci

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frank1967
frank1967
il y a 4 jours

Une introduction que probablement que les premiers poissons mit à l'eau avec un impact aujourd'hui que les scientifiques auraient pu penser l'impact négatif sur certaines espèces indigène aujourd'hui. Pas évident à gérer selon moi. Merci

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