CHASSER L’ORIGNAL CHEZ SOI : UNE DÉPENSE… OU UNE FAÇON ÉCONOMIQUE DE REMPLIR LE CONGÉLATEUR?
- Steph Monette

- il y a 41 minutes
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CHASSER L’ORIGNAL CHEZ SOI : UNE DÉPENSE… OU UNE FAÇON ÉCONOMIQUE DE REMPLIR LE CONGÉLATEUR?

Une chasse à l’orignal coûte cher. C’est du moins l’impression qu’on peut avoir lorsqu’on additionne le véhicule, l’essence, le VTT, l’hébergement, la nourriture, l’équipement et la boucherie.
Mais cette réalité change complètement pour le chasseur qui chasse directement chez lui ou sur son propre territoire, possède déjà son équipement et transforme lui-même son orignal.

Dans cette situation, combien coûte réellement une saison de chasse? Et surtout, comment cette dépense se compare-t-elle à la valeur de la viande qui peut entrer dans le congélateur?
Nous avons refait le calcul.
QUAND 800 KM DE ROUTE DISPARAISSENT DU BUDGET
Dans notre premier scénario, deux chasseurs partaient neuf jours en territoire libre, à environ 800 km de leur domicile.
Transport, essence, déplacements sur le territoire, carburant du VTT, matériel, nourriture, permis, glace, produits de chasse et imprévus faisaient rapidement grimper la facture. Après une récolte, il fallait également ajouter les coûts de récupération et de boucherie.
Une chasse pouvait alors facilement approcher 4 000 $ pour deux chasseurs.
Mais imaginons maintenant une situation complètement différente.
Les deux chasseurs vivent directement sur leur territoire de chasse. Ils dorment à la maison ou dans leur propre camp. Il n’y a pas 1 600 km d’aller-retour à effectuer, pratiquement aucun déplacement routier attribuable à la chasse et beaucoup moins de carburant à brûler.
Première économie majeure : le transport disparaît presque complètement de l’équation.
DEUXIÈME ÉCONOMIE : FAIRE SA PROPRE BOUCHERIE

Après la récolte, la transformation d’un orignal représente normalement une dépense importante.
Mais de nombreux chasseurs possèdent maintenant leur propre équipement : couteaux, scie, hachoir, emballeuse sous vide et congélateurs.
Ils effectuent eux-mêmes le désossage, le nettoyage, la découpe, la préparation des steaks et des rôtis, le hachage et l’emballage.
Il reste évidemment certaines dépenses : sacs sous vide, glace, électricité, produits de nettoyage et usure de l’équipement. Mais la facture d’un service professionnel de boucherie disparaît.
ALORS, COMBIEN COÛTE LA CHASSE?

Pour deux chasseurs pendant neuf jours, possédant déjà leur équipement, on peut raisonnablement prévoir :
Permis : environ 130 $
Nourriture et boissons : 700 à 900 $
Munitions et consommables : 100 à 200 $
Produits de chasse et attractants : 150 à 300 $
Glace et refroidissement : 100 à 200 $
Matériel d’emballage : 100 à 200 $
Propane, électricité et consommables : 75 à 150 $
Entretien et usure du matériel : 150 à 300 $
Imprévus : 150 à 250 $
Nous arrivons ainsi à une enveloppe approximative de 1 650 à 2 630 $.
Pour simplifier, retenons un scénario réaliste autour de :
2 000 À 2 300 $ POUR DEUX CHASSEURS
Soit environ 1 000 à 1 150 $ par personne.
Et même ce calcul mérite une nuance.
VOUS AURIEZ MANGÉ DE TOUTE FAÇON
Attribuer 100 % de la nourriture des neuf jours au coût de la chasse peut artificiellement gonfler la facture.
Les deux chasseurs auraient également mangé s’ils étaient restés à la maison.
Pour connaître le véritable coût économique de la chasse, il faudrait donc théoriquement calculer uniquement la différence entre leur alimentation habituelle et les dépenses alimentaires supplémentaires occasionnées par la chasse.
Dans le cas d’une personne qui chasse chez elle, cette différence peut être relativement faible.
Le véritable coût supplémentaire de la chasse pourrait donc être encore inférieur à notre estimation.
ET MAINTENANT, OUVRONS LE CONGÉLATEUR

C’est ici que l’équation devient particulièrement intéressante.
Une chasse réussie peut produire plusieurs centaines de livres de viande, selon la taille et le rendement de l’animal.
Steaks, rôtis, cubes, viande hachée : une grande partie de cette récolte peut remplacer de la viande qui aurait autrement été achetée durant l’année.
Si nous conservons notre hypothèse d’environ 6 800 $ pour l’achat et la préparation d’un bouvillon destiné au congélateur, la perspective change.
D’un côté :
environ 2 000 à 2 300 $ de dépenses pour neuf jours de chasse à deux, lorsque le territoire, l’équipement et la transformation sont déjà assumés par les chasseurs.
De l’autre :
environ 6 800 $ pour le bœuf, selon notre scénario comparatif.
Attention cependant : ce n’est pas une comparaison parfaitement équivalente. Le poids net de viande obtenu peut être différent et, surtout, le boucher garantit la viande alors que la chasse ne garantit jamais la récolte.
C’est une distinction fondamentale.
UNE VIANDE SAUVAGE EXCEPTIONNELLEMENT MAIGRE
La valeur de l’orignal ne se limite pas non plus au nombre de livres placées dans le congélateur.
La viande d’orignal est naturellement très maigre et constitue une excellente source de protéines, de fer et de vitamine B12.
Un animal sauvage se nourrit également directement dans son environnement naturel et se déplace librement pendant toute sa vie.
Quant au goût, il demeure une question de préférence. Mais pour de nombreux chasseurs, un orignal correctement récolté, rapidement refroidi et soigneusement transformé produit une viande remarquable.
Et lorsqu’on effectue soi-même la boucherie, on contrôle également chacune des étapes : refroidissement, vieillissement, propreté, découpe et emballage.
LE CALCUL CHANGE COMPLÈTEMENT
Alors, est-ce que chasser l’orignal coûte cher?
Tout dépend de la situation du chasseur.
Parcourir des centaines de kilomètres, louer ou transporter de l’équipement et faire transformer son animal professionnellement peut facilement conduire à une chasse de plusieurs milliers de dollars.
Mais pour celui qui chasse directement chez lui, possède déjà son équipement et fait lui-même sa boucherie, l’équation devient radicalement différente.
Une dépense approximative de 2 000 à 2 300 $ pour deux personnes peut procurer neuf jours de chasse, du temps en forêt, une tradition, des souvenirs et, si la récolte est au rendez-vous, plusieurs centaines de livres de viande sauvage.
La chasse ne garantit jamais que le congélateur sera plein.
Mais lorsqu’elle est fructueuse, elle peut représenter beaucoup plus qu’une dépense.
Chez le boucher, on paie pour la viande.
À la chasse, on paie d’abord pour l’expérience… et parfois, on revient avec le congélateur plein.




vous avez raison que ça coûte beaucoup d'argent la chasse quel monde surtout quand qu'il mange pas vraiment la viande. ça fait les dépenses pas mal plus cher que quand c'est juste un loisir pour chasser un gibier si tu aimes la chaise, faut que tu manges ta viande si tu aimes la chaise, faut que tu manges ta viande
Cette article nous porte a reflection je crois dans mon cas que finalement ça coûte pas si cher que ça aller à la chasse ! Merci Stéphane toujour intéressant de te lire!