Le Fantôme du bois : avoir confiance en son territoire et en soi
- Yan Monette
- 10 févr.
- 3 min de lecture
Le Fantôme du bois : avoir confiance en son territoire et en soi

J’ai publié la photo d’un crâne de chevreuil hors norme. Un très gros buck. Mais derrière cette image, il y a beaucoup plus qu’un trophée. Il y a une histoire. Une leçon. Et surtout, un message important pour tous ceux qui chassent le chevreuil, peu importe où ils se trouvent.
Ce chevreuil-là, je l’ai surnommé le Fantôme.
Pourquoi? Parce qu’il était là… sans jamais vraiment être là.
Jamais vu sur caméra. Jamais confirmé. Toujours supposé. Un de ces chevreuils dont on entend parler, que certains disent avoir aperçu, mais qui semble toujours disparaître avant qu’on puisse le prouver.
Et pourtant, il existait bel et bien.

Le mythe du chevreuil invisible
Aujourd’hui, on se fie beaucoup aux caméras de surveillance. Elles sont utiles, c’est clair. Mais parfois, elles nous jouent des tours. On finit par croire que si un buck n’apparaît pas sur une caméra, il n’est tout simplement pas là.
La réalité, c’est qu’un gros mâle mature est souvent le meilleur pour éviter les caméras. Il se déplace autrement. Il passe au bon moment. Il contourne. Il observe. Comme ces fameux chevreuils légendaires dont on parle dans l’Ouest canadien, en Saskatchewan par exemple, où des monstres existent, mais se montrent rarement.
Le Fantôme faisait exactement ça.
Au Québec aussi, tout peut arriver
On entend souvent dire qu’au Québec, les gros chevreuils sont rares ou impossibles à récolter.
Oui, c’est plus difficile. Oui, ça demande du travail. Mais la vérité, c’est qu’il suffit parfois de cinq secondes.
Cinq secondes où tout s’aligne.
Cinq secondes où le trophée d’une vie sort du couvert.
Cinq secondes qui récompensent des années de patience.
Ce jour-là, je ne chassais même pas activement. Je me promenais en forêt. J’observais. J’apprenais. Et c’est là que je suis tombé sur lui. Le Fantôme. La preuve vivante qu’il ne faut jamais arrêter d’y croire, peu importe le territoire.
La chance, ça se prépare
On parle souvent de chance en chasse. Mais la chance, ça se construit.
La prospection, c’est la base. Marcher son territoire. Comprendre les déplacements. Lire les traces. Voir où les chevreuils mangent, se déplacent, se reposent. Plus on connaît son terrain, plus on augmente ses chances d’être au bon endroit au bon moment.
Les salines jouent aussi un rôle important. Bien placées, bien entretenues, elles permettent d’observer, de confirmer la présence, de comprendre les habitudes. Elles ne garantissent rien, mais elles peuvent offrir ce fameux aperçu qui change tout.
Déjouer un gros mâle
Un chevreuil mature, ce n’est pas un chevreuil comme les autres.
Il a appris à survivre.
Il sent la pression.
Il évite les erreurs.
Pour le déjouer, il faut penser autrement. Adapter ses techniques. Être discret. Choisir ses accès. Respecter le vent. Accepter de ne pas tout contrôler. Parfois, c’est en sortant du plan qu’on provoque la rencontre.
Le vrai message
Cette histoire-là, ce n’est pas pour dire que tout le monde va récolter un monstre. C’est pour rappeler une chose essentielle :
ayez confiance.
Confiance en votre territoire.
Confiance en votre travail.
Confiance en ces moments imprévus qui font toute la magie de la chasse.
Parce que le Fantôme peut être là. Même quand personne ne l’a vu. Et quand il décidera de se montrer, tout ce qu’il faudra… c’est être prêt.





toujours le fun d avoir des surprise !
Tellement vrais
Persévérance
La preuve qu'il ne faut jamais perdre espoir et oui sa arrive parfois quand on se n'attend le moins, bravo yan 🤘💥
Prospection,préparation,saline aux endroits,stratégiques,patience,persévérance et la chance de ça aligner peuvent faire une journée mémorable. Merci et surtout avoir du Fun.