Éditorial – Quand le monde investit… et que le Québec coupe
- Steph Monette

- il y a 4 heures
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Éditorial – Quand le monde investit… et que le Québec coupe

Il suffit de lever les yeux un peu plus loin que nos frontières pour comprendre une chose simple : la faune, ça ne se protège pas avec des discours… ça se protège avec des investissements, de la présence terrain et du respect pour ceux qui vivent cette réalité au quotidien , les chasseurs.

Regardez ce qui se fait ailleurs. Aux États-Unis, des organisations comme Delta Waterfowl qui injectent des millions chaque année directement dans l’habitat. On parle de restauration de milieux humides, d’accès contrôlé, de programmes scientifiques solides. Et surtout, les chasseurs sont au cœur du système : ils financent, ils participent, et ils sont respectés comme des acteurs essentiels de la conservation.

Un exemple frappant de vision à long terme : la réintroduction du wapiti en Pennsylvanie.
Disparu depuis la fin du 1800, le wapiti a été réintroduit au début du 20e siècle avec une stratégie claire, un suivi rigoureux et une gestion serrée. Aujourd’hui, non seulement la population est stable, mais elle génère des retombées économiques majeures en chasse contrôlée et en tourisme. Même logique dans la gestion du cerf de Virginie au Texas et en Iowa : habitats aménagés, prélèvements ajustés, implication directe des propriétaires et des chasseurs. Résultat? Des cheptels en santé, des mâles matures, et une qualité de chasse reconnue mondialement. Ça, c’est de la gestion.

En Afrique, malgré toutes les perceptions,
plusieurs pays ont compris que la chasse
encadrée pouvait être un levier économique et écologique. En Namibie, par exemple, les conservancies locales redonnent le contrôle aux communautés. Résultat : augmentation des populations animales, réduction du braconnage, et des retombées directes pour les gens du territoire. Là-bas, on protège parce qu’on valorise.

Même en Europe, des pays comme la Suède ou la Finlande gèrent leur faune avec rigueur.
Inventaires précis, quotas ajustés, implication des chasseurs dans la gestion. Le message est clair : la faune est une richesse nationale, pas une variable budgétaire.

Et pendant ce temps-là… ici, au Québec?
On coupe dans les agents de la faune. On réduit la présence sur le terrain. On laisse les réserves fauniques perdre de leur valeur stratégique. On parle de conservation, mais on affaiblit ceux qui doivent la faire respecter.
C’est un non-sens.
La réalité, c’est que sans surveillance, sans données solides, sans encadrement serré, la surexploitation devient un risque réel. Pas nécessairement par mauvaise intention… mais par manque de structure. Et ça, c’est encore plus dangereux.
Les réserves fauniques, c’est pas juste des territoires pour aller chasser ou pêcher. C’est des laboratoires à ciel ouvert. C’est là qu’on comprend les populations, qu’on ajuste les prélèvements, qu’on protège les habitats sensibles. Quand on néglige ça, on scie la branche sur laquelle toute la gestion repose.

Et le chasseur dans tout ça?
Il est prêt. Il a toujours été prêt. Le chasseur moderne comprend la biologie, respecte les quotas, investit dans son territoire. Mais il ne peut pas remplacer un système. Il ne peut pas compenser des décisions politiques qui vont à l’encontre de la logique terrain.
Il est temps de se poser les vraies questions.
Est-ce qu’on veut gérer notre faune… ou la subir?
Est-ce qu’on voit les chasseurs comme des partenaires… ou comme un problème?
Est-ce qu’on investit pour le futur… ou est-ce qu’on coupe jusqu’à ce qu’il soit trop tard?
Parce qu’une chose est certaine : ailleurs, ils ont compris.
Et si le Québec ne se réveille pas rapidement, on risque de passer d’un modèle envié… à un exemple à éviter.
La faune, c’est pas acquis.
C’est un équilibre fragile.
Et cet équilibre-là, il se protège aujourd’hui — pas quand il est déjà trop tard.




La première chose à faire = sauver nos forêts
Forêt = nourriture, abris pour tous nos gros gibier.
Diminuer les grosses compagnies forestières . Trop c'est trop. Trop vite pour ce que la nature peu donner. Forcer les compagnies à replanter le double de ce qu'ils coupent et pas seulement une sorte, mais diversifié la forêt.