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EDITORIAL - RENDRE LA FORÊT SA VOIX : Pour le retour d'un Ministère dédié à la Chasse, à la Pêche et aux Loisirs au Québec

Édition Spéciale · Printemps 2026


« Il fut un temps où la faune québécoise avait un champion au Conseil des ministres. Un temps où le chasseur, le pêcheur, le trappeur et le randonneur n'étaient pas de simples usagers d'un territoire, ils en étaient les gardiens reconnus, représentés et respectés. Ce temps a un nom : le Ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche. Et il est grand temps de le faire renaître. »



Un héritage effacé, une industrie abandonnée

De 1979 à 1994, le Québec a eu la sagesse de doter la faune, la chasse, la pêche et les loisirs de plein air d'un ministère à part entière. Cette structure gouvernementale dédiée permettait une gestion cohérente, une vision à long terme et une voix claire autour de la table du Conseil des ministres. Elle garantissait que les intérêts de plus d'un million de chasseurs et pêcheurs québécois et de l'immense industrie qui en découlait ne soient jamais sacrifiés sur l'autel des priorités des grands ministères absorbants.

Depuis son abolition, la faune a été ballottée d'un ministère à l'autre : Environnement, Forêts, Ressources naturelles... À chaque fusion, la chasse et la pêche ont perdu un peu plus de leur poids politique, noyées dans des mégaministères dont les priorités sont ailleurs.



Aujourd'hui, les adeptes du plein air québécois chasseurs, pêcheurs, trappeurs, campeurs, randonneurs représentent un secteur économique de 33 milliards de dollars par année, soit l'un des quatre premiers secteurs économiques de la province. Et pourtant, ils n'ont plus de ministre qui leur est propre. Cette contradiction est inacceptable.


La conservation : une mission qui ne peut pas être secondaire


La faune sauvage du Québec est un patrimoine collectif d'une valeur inestimable. L'orignal, le cerf de Virginie, l'ours noir, le doré jaune, l'omble de fontaine ces espèces sont le cœur battant de nos forêts et de nos lacs. Leur gestion requiert une expertise, une constance et une priorité politique que les méga-ministères actuels ne peuvent tout simplement pas offrir.


Lorsque la faune est diluée dans un grand ministère de l'Environnement, les enjeux de biodiversité, de changements climatiques et de protection des écosystèmes prennent le devant de la scène au détriment de la gestion active et pragmatique des populations fauniques. La chasse et la pêche sportive, loin d'être des menaces pour la faune, en sont les premiers outils de conservation. Ce sont les chasseurs et les pêcheurs qui financent, par leurs permis et leurs taxes, l'essentiel des programmes de protection et de suivi des espèces. Ils méritent une gouvernance qui reconnaît ce rôle fondamental.



Un ministère dédié permettrait de mettre en place une vision intégrée : gestion des populations animales, suivi scientifique des espèces, lutte contre le braconnage, protection des habitats et développement durable des territoires fauniques. Cette cohérence est impossible à maintenir quand la faune n'est qu'un dossier parmi cent autres dans un vaste appareil administratif.


« Le chasseur et le pêcheur ne sont pas des prédateurs du territoire québécois. Ils en sont les premiers gardiens, les premiers financeurs et les premiers ambassadeurs. Leur donner un ministère, c'est reconnaître cette vérité. »


Une représentation politique à la hauteur de l'enjeu


Imaginez un instant que le secteur manufacturier, pesant environ 30 milliards de dollars, n'ait pas de ministère dédié. Que l'agriculture, avec ses 6 milliards de PIB, ne soit qu'un sous-dossier dans un grand ministère des ressources. L'indignation serait générale, et à juste titre.


Pourtant, c'est exactement la situation que vivent depuis trente ans les acteurs des loisirs, de la chasse et de la pêche un secteur plus grand que toute l'industrie manufacturière québécoise.




Un Ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche apporterait plusieurs avantages immédiats et concrets :


Un ministre porte-parole : Un élu responsable, présent au Conseil des ministres, dont le seul mandat est de défendre les intérêts des adeptes du plein air, des industries connexes et de la faune québécoise.


Un budget autonome : Des enveloppes budgétaires dédiées à la gestion faunique, à l'entretien des sentiers, à la lutte contre le braconnage et au développement des pourvoiries sans compétition interne avec les dossiers environnementaux ou forestiers.

Une cohérence réglementaire : Des lois et règlements sur la chasse, la pêche, les VTT, la motoneige et les véhicules récréatifs enfin coordonnés sous un seul toit, avec une vision commune plutôt que des silos administratifs.

Un interlocuteur unique : Les fédérations, les associations, les pourvoiries, les ZEC et les clubs de chasse et pêche auraient enfin un point d'entrée clair et stable au gouvernement fini les renvois d'un ministère à l'autre.


Une vision économique claire : Avec 33 milliards de dollars de retombées, ce secteur mérite une stratégie de développement économique dédiée : promotion internationale, attractivité touristique, développement régional fondé sur la ressource faunique.

4 commentaires


Alain Dravigne
Alain Dravigne
il y a 16 heures

PARTAGER PARTOUT si pour vous c'est important et voulez continuer à profiter de NOTRE NATURE.👍🙏🦌🐟🌲

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13raygine@gmail.com
13raygine@gmail.com
il y a 17 heures

tres intéressant

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clauderoussin99
il y a 18 heures

A quand le réveil du gouvernement qu'il prenne au moins le temps de regarder,pourquoi quand quelque chose pourrais etre simple il ferme les yeux svp prenez le temps de lire.Merci

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rogerpaquin18
rogerpaquin18
il y a 20 heures

Oui avec les retombé en milliard ,et un bon ministre de la faune qui mettrait ses culottes et de la pression , du pouvoir et agir envers son gouvernement et pourrait donner de grand projets et mettre de l argent au bonne place .Merci pour le texte .

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