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Le coyote ne prend pas de pause pourquoi le Québec devra un iour accepter la chasse à l'année


Le territoire change. Et ceux qui vivent de la terre le voient avant tout le monde.


Cliquez ici pour voir l'épisode du ON JASE SUR LE TERRAIN de la récolte du coyote





Pendant qu’une partie de la population voit encore le coyote comme un simple animal sauvage aperçu au bord d’un rang, les éleveurs, les producteurs et les chasseurs voient autre chose : un prédateur devenu extrêmement efficace, extrêmement adaptable… et de plus en plus présent.




Le problème, c’est que le coyote ne suit plus les vieux équilibres qu’on connaissait autrefois.

Aujourd’hui, dans plusieurs régions du Québec, on parle maintenant de coywolf, un hybride entre le coyote de l’Ouest, le loup de l’Est et parfois même certaines lignées de chiens. Plus gros. Plus intelligent. Plus audacieux. Un animal capable d’abattre des proies plus imposantes et surtout capable de vivre très près de l’humain sans être détecté.

Et lui, pendant qu’on débat encore sur sa place dans l’écosystème… il chasse déjà.




Le printemps est la période la plus brutale.

Avril, mai, juin.

C’est la saison des mises bas. Les chevreuils mettent bas. Les brebis agnellent. Les veaux arrivent. Et toute la forêt change d’odeur.

Pour un prédateur, c’est la période d’abondance absolue.




Un faon nouveau-né ne court pas. Un agneau humide au sol diffuse son odeur à des centaines de mètres. Une femelle affaiblie par les contractions devient vulnérable pendant plusieurs heures.

Et c’est là qu’on voit un comportement que plusieurs chasseurs et producteurs observent maintenant de plus en plus : l’attaque des femelles chevreuils pendant les douleurs de mise bas.



Le coyote attend souvent ce moment précis. La femelle est concentrée sur son accouchement, sa mobilité diminue, sa vigilance baisse. Dans certains cas, le prédateur profite de cette faiblesse temporaire pour l’attaquer directement.

Pour lui, c’est une occasion énergétique parfaite : la femelle adulte… et le faon à naître ou nouveau-né. Deux sources de nourriture au même endroit. Une stratégie brutale, mais extrêmement efficace biologiquement.



Et ça, beaucoup de gens refusent encore de le regarder en face. Parce que la réalité, c’est que le coyote n’est plus seulement un charognard opportuniste. Dans plusieurs territoires, il agit maintenant comme un véritable prédateur dominant de moyenne taille. Les producteurs agricoles le savent déjà. Les pertes d’agneaux, de chèvres, de veaux et même de chevreuils d’élevage sont souvent sous-estimées, parce qu’une partie des carcasses disparaît complètement. Un coyote expérimenté laisse très peu de traces. Il teste les clôtures. Il revient aux mêmes endroits. Il observe les habitudes humaines mieux que plusieurs humains observent les siennes.




Et pendant ce temps-là, les périodes de chasse restent limitées comme si on parlait encore du coyote d’il y a 40 ans.

La vraie question est devenue simple : est-ce qu’on veut gérer la population… ou simplement constater les dégâts après coup?

Parce qu’un prédateur actif 12 mois par année, lui, ne cesse jamais sa pression sur la faune et sur les élevages.

Quand les femelles portent leurs petits.

Quand les faons naissent.

Quand les producteurs dorment.

Quand les animaux sont vulnérables.

Lui continue.



Et plus sa population augmente sans contrôle réel, plus son comportement devient audacieux.

Personne ne parle d’éliminer le coyote. Ce serait irréaliste et biologiquement impossible. Le coyote est probablement l’un des animaux les plus résilients en Amérique du Nord.

Mais le contrôler intelligemment? Oui.

Et plusieurs commencent à croire que la chasse au coyote devrait être ouverte à l’année au Québec, particulièrement dans les secteurs agricoles et les zones de forte pression sur le chevreuil.

Pas par haine du prédateur.

Pas par plaisir.

Par gestion.



Parce qu’en nature, chaque espèce doit conserver une pression qui maintient l’équilibre. Et actuellement, dans plusieurs régions, cet équilibre est en train de basculer. Le territoire ne dort jamais. Le coyote non plus et ceux qui protègent leurs troupeaux ou leur faune commencent à comprendre qu’attendre après le problème coûte souvent beaucoup plus cher que de le prévenir.

4 commentaires


rogerpaquin18
rogerpaquin18
il y a 5 heures

Nous aussi un gros probleme avec ce prédateur ,d accord pour la chasse a l année dans toute les zones hiver comme été sans restriction de possession ,et ensuite peut etre élaboré un bon plan de gestion et un bon équilibre pour l environnement agricole ,éleveur en générale et chasseur .Merci pour cette article et bien raison Stéphane

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brise_et_mer
il y a 11 heures

Chez moi à ste Adèle j'en ai régulièrement jusqu'à 3 ensemble sur ma caméra mais pas durant la période où ont peux les chasser. Beaucoup de jeune famille habitent maintenant la région et ne sont pas conscient du danger pour leurs enfants qui jouent dans le bois. Un jour il va arriver quelque chose malheureusement.


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gunsteph
gunsteph
il y a un jour

Un des gros problème c’est le prix donner pour la fourrure de coyote qui est tellement bas que ça décourage les trappeurs qui vont ce concentrer sur ce qui est plus payant.

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patricedesaulniers40
patricedesaulniers40
il y a 2 jours

sa commence a etre un probleme sur notre territoire en mauricie

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