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Le vers des meninges - orignal seulement?

Dernière mise à jour : 17 févr.

L’orignal peut être touché par un parasite qu’on appelle le ver méningé,



Parelaphostrongylus tenuis. C’est un nématode naturellement porté par le cerf de Virginie. Chez le chevreuil, ça passe presque inaperçu. Son système immunitaire est adapté à vivre avec ce parasite.

Mais chez l’orignal, c’est une toute autre histoire.




Le cycle est relativement simple : les larves sont expulsées dans les fèces du cerf, infectent des limaces ou escargots terrestres, puis sont ingérées accidentellement par un orignal lorsqu’il broute. À partir de là, le parasite migre vers le système nerveux central.



Et c’est là que les problèmes commencent.

Contrairement au cerf, l’orignal est un hôte accidentel. Le parasite ne suit pas un trajet “contrôlé”. Il envahit la moelle épinière et le cerveau de façon anarchique, provoquant une inflammation neurologique importante. On parle d’atteintes motrices progressives : perte de coordination, démarche instable, faiblesse des pattes arrière, parfois cécité partielle.

Sur le terrain, ça peut se traduire par un orignal qui semble confus, désorienté, parfois anormalement peu craintif.



Ce n’est pas de la docilité. C’est un système nerveux atteint.

Les taux d’infection demeurent généralement bas à l’échelle d’une population. Ce n’est pas un fléau massif partout. Mais là où les densités de cerfs augmentent et chevauchent l’habitat de l’orignal, particulièrement dans certaines régions du Québec et du nord-est américain, l’impact peut devenir significatif.

Parce que quand l’infection s’installe, le pronostic est souvent mauvais.

Ce parasite est un exemple frappant d’écologie faunique : un organisme parfaitement toléré par une espèce peut devenir hautement pathogène chez une autre. Ce n’est pas une question d’émotion, c’est une question d’évolution et d’adaptation biologique.



Et dans un contexte où les aires de répartition du cerf montent vers le nord, comprendre cette dynamique devient essentiel pour la gestion durable de l’orignal.


Suivrz les chroniques de mini Steph

Les vers des méninges






2 commentaires


manon69proulx
18 févr.

Je ne connaissais pas ça cette maladie, wow merci pour cette chronique, je viens d'apprendre de quoi, toujours intéressant,instructifs de te lire sa nous remplie de connaissances. Merci

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Ray
Ray
18 févr.

Wow de l'info comme celle-ci j'en mange et j'en redmande! Merci

Savons-nous si ce problème est aussi au NB?

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