NOUVELLE - PLUSIEURS ATTAQUES D’OURS EN SEPTEMBRE : DOIT-ON S’INQUIÉTER EN FORÊT?
🐻 PLUSIEURS ATTAQUES D’OURS EN SEPTEMBRE : DOIT-ON S’INQUIÉTER EN FORÊT?

En quelques jours seulement, plusieurs attaques d’ours rapportées en Amérique du Nord ramènent une question importante pour tous ceux qui passent beaucoup de temps en forêt : est-ce qu’on doit maintenant être plus inquiet lorsqu’on s’aventure en territoire éloigné?
La réponse mérite d’être nuancée.

DES ATTAQUES QUI RETIENNENT L’ATTENTION
Au Colorado, deux incidents particulièrement troublants se sont produits à seulement deux jours d’intervalle.

Le 11 septembre, près de South Fork, une femme dormait dans sa tente lorsqu’un ours noir l’a mordue à l’avant-bras directement à travers la toile. Selon les informations rapportées par Colorado Parks and Wildlife, les circonstances pourraient correspondre davantage à une réaction de surprise qu’à un comportement prédateur.

Deux jours plus tard, à Durango, un autre événement s’est produit dans un contexte complètement différent. Un ours noir est entré par la fenêtre d’une résidence pendant qu’une jeune femme de 17 ans dormait. L’animal s’est approché du lit et l’a blessée avec une patte avant de ressortir.
Ces événements surviennent dans une année particulièrement active au Colorado concernant les interactions entre humains et ours.
UN CHASSEUR À L’ARC ATTAQUÉ AU MONTANA
Le 14 septembre, un autre événement touche directement le monde de la chasse.
Un chasseur à l’arc a été attaqué par un grizzly au sud d’Augusta, au Montana. Malgré des blessures importantes mais non mortelles, l’homme a réussi à retourner jusqu’à son véhicule.
L’enquête a ensuite révélé un élément particulièrement intéressant pour les chasseurs : une carcasse de vache se trouvait à environ 150 verges, soit 137 mètres, du lieu de l’attaque.
Les autorités soupçonnaient que cette vache avait été tuée par un ours. Cela ne prouve pas que le grizzly défendait la carcasse lorsqu’il a attaqué le chasseur, mais cette proximité constitue un élément important de l’enquête.
Pour nous, chasseurs, c’est exactement le genre de scénario auquel il faut penser.
Nous pouvons nous déplacer silencieusement pendant des heures sans savoir qu’à seulement 100 ou 150 mètres devant nous se trouve une carcasse et potentiellement un ours.

LE CANADA N’EST PAS ÉPARGNÉ
Le 4 septembre, près de Whistler en Colombie-Britannique, trois randonneurs ont rencontré deux ours dans la Callaghan Conservancy, près de Conflict Lake.
Une femme a été attaquée avant que l’animal se désengage. Elle a reçu les premiers soins sur place avant d’être évacuée par hélicoptère avec des blessures qui ne mettaient pas sa vie en danger. Les agents ont abattu un ours noir mâle adulte trouvé sur les lieux pour des raisons de sécurité, mais ils n’avaient initialement pas déterminé si l’attaque avait été causée par cet ours noir ou par un grizzly.
UNE AUTRE ATTAQUE SIGNALÉE DANS L’EST DU CANADA
À ces événements s’ajoute maintenant une autre attaque d’ours qui serait survenue en septembre dans l’Est du Canada.
Cette information nous provient d’une source directe que nous considérons fiable. Cependant, au moment d’écrire ces lignes, l’événement n’a pas encore été rapporté par les médias et aucun communiqué officiel public que nous avons pu retrouver ne permet d’en vérifier indépendamment tous les détails.
Nous préférons donc, pour le moment, ne pas publier le lieu précis, l’identité de la personne ou les circonstances détaillées de l’attaque.
Si l’information est confirmée publiquement, nous mettrons évidemment ces détails à jour.
Cette situation mérite néanmoins notre attention parce qu’elle nous rappelle que les rencontres sérieuses avec les ours ne concernent pas uniquement les grands territoires à grizzlis de l’Ouest.

POURQUOI SEPTEMBRE DEMANDE NOTRE ATTENTION
À l’approche de l’hiver, les ours consacrent énormément d’énergie à rechercher de la nourriture.
Pour un chasseur, certaines circonstances peuvent augmenter le risque d’une rencontre rapprochée : marcher silencieusement avec le vent au visage, traverser une végétation très dense, approcher involontairement une carcasse ou surprendre un ours à courte distance.
Le problème n’est donc pas nécessairement l’ours que nous voyons à 300 mètres.
C’est celui que nous ne savons pas être là.
Imaginez avancer tranquillement dans un couvert dense. Vous ne voyez rien. Vous ne sentez rien. Mais à 75 mètres devant vous se trouve une carcasse.
Et derrière cette carcasse se trouve un ours.
Vous venez peut-être d’entrer dans une situation complètement différente sans même le savoir.
ALORS, DOIT-ON AVOIR PEUR D’ALLER EN FORÊT?
Ces événements ne signifient pas qu’il faut arrêter d’aller en forêt.
Ils signifient qu’il faut être préparé.
Observez les traces fraîches.
Portez attention aux concentrations inhabituelles de corbeaux et autres charognards.
Si vous sentez une carcasse, ne vous approchez pas simplement pour satisfaire votre curiosité.
En territoire où le vaporisateur chasse-ours est recommandé, gardez-le immédiatement accessible, et non enfoui au fond du sac à dos.
Et lorsqu’un gibier est récolté dans un territoire fréquenté par les ours, la récupération et la gestion de la viande doivent faire partie intégrante de votre stratégie.
LE MESSAGE À RETENIR
Plusieurs attaques en quelques semaines attirent nécessairement notre attention.
Mais il faut également conserver une perspective importante : une concentration d'événements sur une courte période ne démontre pas, à elle seule, que le risque global d'être attaqué par un ours a soudainement explosé partout en Amérique du Nord.
Elle nous rappelle cependant quelque chose que les hommes et les femmes de bois ne devraient jamais oublier :
quand nous entrons profondément en forêt, nous entrons dans l’habitat de l’animal.
La peur ne doit pas nous empêcher d’y aller.
La connaissance, la préparation, la lecture du terrain et le respect de l’animal doivent plutôt nous apprendre à mieux y entrer.





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