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ÉDITORIAL — ARMES À FEU : CE TABLEAU DEVRAIT FAIRE RÉFLÉCHIR LES CHASSEURS ET PROPRIÉTAIRES LÉGAUX

31 août
3 min de lecture

ÉDITORIAL — ARMES À FEU : CE TABLEAU DEVRAIT FAIRE RÉFLÉCHIR LES CHASSEURS ET PROPRIÉTAIRES LÉGAUX



À l’approche de l’élection québécoise du 5 octobre 2026, ce tableau met en parallèle les positions des principaux partis sur trois enjeux : les propriétaires légaux d’armes à feu, le programme fédéral de rachat et le gel des armes de poing.


Et lorsqu’on met ce tableau en relation avec le débat actuel sur le contrôle des armes à feu, une question devient incontournable :


Est-ce qu’on cible réellement le problème de la violence armée… ou est-ce qu’on concentre encore nos efforts sur les citoyens qui respectent déjà les règles?


Selon les informations compilées dans ce tableau au 30 août 2026, aucun grand parti ne répond aux trois critères retenus avec une preuve écrite.


Le Parti conservateur du Québec (PCQ) obtient le meilleur bilan selon les critères du tableau, avec 2 sur 3 : favorable aux propriétaires légaux et opposé au programme fédéral de rachat. Sa position concernant le gel des armes de poing y demeure toutefois non confirmée.


Les autres formations présentent, selon le tableau, différentes combinaisons de positions restrictives, favorables au rachat ou aux restrictions sur les armes de poing, ou encore des positions qui demeurent non confirmées.


Mais au-delà des partis politiques, le véritable débat devrait porter sur l’efficacité des mesures proposées.


OÙ DEVRAIT ALLER L’ARGENT DES CONTRIBUABLES?


Le contrôle et le rachat des armes à feu détenues légalement peuvent nécessiter des investissements publics importants.


Avant de consacrer cet argent à récupérer des armes auprès de citoyens titulaires de permis, nous devrions exiger une réponse à une question simple :


Quelle mesure permettra de réduire le plus efficacement la violence armée?


Les propriétaires légaux d’armes à feu au Canada évoluent déjà dans un environnement fortement réglementé. L’obtention et le maintien d’un permis comportent des exigences et des vérifications, auxquelles s’ajoutent des règles concernant notamment l’entreposage, le transport et l’utilisation des armes.


Ça ne signifie évidemment pas qu’aucun propriétaire légal ne peut commettre un crime. Aucun système ne permet de garantir un risque zéro.


Mais il faut éviter de présenter automatiquement des centaines de milliers de propriétaires légaux comme étant la source du problème.


CONTREBANDE, CRIME ORGANISÉ ET PRÉVENTION


Si nous voulons véritablement réduire la violence commise avec des armes à feu, une partie essentielle de la discussion doit porter sur les armes illégales et la contrebande.


Investissons dans nos frontières.


Investissons dans les enquêtes policières.


Investissons dans le démantèlement des réseaux de trafic d’armes.


Investissons dans la lutte contre le crime organisé.


Et investissons également dans la prévention et les services de santé mentale, particulièrement lorsqu’une personne présente des signes sérieux laissant craindre un passage à la violence contre elle-même ou contre les autres.


Ce sont ces investissements que nous devons comparer sérieusement avec les sommes consacrées au rachat d’armes détenues légalement.


LE LIEN AVEC CE TABLEAU EST DONC IMPORTANT


Ce tableau ne devrait pas simplement servir à déterminer quel parti est « pour » ou « contre » les armes à feu.


Il devrait pousser chaque chasseur, tireur sportif et propriétaire d’armes à poser des questions beaucoup plus précises aux candidats :


Quelle est votre position envers les propriétaires légaux?


Appuyez-vous le programme fédéral de rachat et, si oui, pouvez-vous démontrer son efficacité attendue sur la criminalité?


Que proposez-vous pour combattre la contrebande d’armes?


Combien comptez-vous investir dans la lutte contre les réseaux criminels?


Que proposez-vous en prévention et en intervention en santé mentale?


Et surtout :


Sur quelles données basez-vous vos décisions?


Parce que ce débat dépasse largement la chasse.


Il concerne notre sécurité publique, nos libertés, nos finances publiques et la façon dont nos gouvernements décident d'utiliser l'argent des contribuables.


Nous pouvons être favorables à un encadrement sérieux des armes à feu tout en demandant que les politiques gouvernementales soient ciblées, mesurables et efficaces.


Un propriétaire légal et responsable ne devrait pas être traité automatiquement comme un criminel potentiel simplement parce qu’il possède une arme.


Et un programme coûteux ne devient pas nécessairement une bonne politique publique simplement parce qu’il donne l’impression que le gouvernement agit.


Si notre véritable objectif est de sauver des vies, alors attaquons-nous prioritairement aux personnes dangereuses, aux armes illégales, à la contrebande et aux réseaux criminels, tout en renforçant la prévention.


À l’approche du 5 octobre, ne demandons donc pas seulement aux partis :


« Êtes-vous pour ou contre les armes à feu? »


Demandons-leur plutôt :


« Quelle politique permettra réellement de réduire la violence armée, combien coûtera-t-elle et pouvez-vous nous démontrer qu’elle fonctionnera? »


C’est cette réponse que les propriétaires légaux d’armes à feu — et l’ensemble des contribuables québécois — devraient exiger avant de faire leur choix.

 
 
 

1 commentaire


acc3006
acc3006
02 sept.

merci pour la tableau et pour la reflection ! A suivre pour le futur ...

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