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NOUVELLE - RAGE DU RATON LAVEUR : AVONS-NOUS PERDU UN TEMPS PRÉCIEUX?

il y a 4 jours
2 min de lecture

RAGE DU RATON LAVEUR : AVONS-NOUS PERDU UN TEMPS PRÉCIEUX?



Une enquête de Radio-Canada vient de soulever une question sérieuse concernant la progression de la rage du raton laveur au Québec.


Tout commence en décembre 2024, lorsqu'un premier cas de rage du raton laveur est détecté au Québec après près de dix ans sans cas de ce variant. Depuis, la situation a considérablement changé.



DES COMPRESSIONS AU MAUVAIS MOMENT?


Au printemps 2025, alors que la maladie commence à progresser dans le sud du Québec, le gouvernement impose des restrictions sur les heures supplémentaires des fonctionnaires.


Selon les informations obtenues par Radio-Canada, cette interdiction touche également des employés participant aux opérations de vaccination contre la rage.


La restriction aurait été en vigueur du 31 mars au 17 juin 2025, soit environ deux mois et demi.


Et selon une source du ministère citée dans l'enquête, cela aurait ralenti l'épandage des appâts vaccinaux.


POURQUOI CES VACCINS SONT-ILS SI IMPORTANTS?


On ne court évidemment pas après chaque raton laveur avec une seringue!


Les équipes distribuent des appâts contenant un vaccin dans les secteurs fréquentés par les ratons laveurs, les mouffettes et certains renards.


Lorsque l'animal mange l'appât, il peut être immunisé contre la rage.


L'objectif est de créer suffisamment d'animaux immunisés pour freiner la transmission du virus dans la population sauvage. Le gouvernement confirme que la vaccination par épandage manuel et aérien constitue son principal moyen d'intervention contre ce variant.


ET AUJOURD'HUI, LA SITUATION EST BEAUCOUP PLUS SÉRIEUSE


Le premier cas du retour de ce variant a été détecté en décembre 2024.


En 2025 : 93 cas ont été confirmés.


Et depuis le début de 2026 : déjà 171 cas confirmés, selon les données gouvernementales disponibles au début septembre.


La maladie est maintenant présente dans des secteurs de l'Estrie, de la Montérégie et du Centre-du-Québec. Le gouvernement reconnaît lui-même qu'au printemps 2026, une importante progression des cas a été observée dans les deux foyers actifs.


La réponse a pris de l'ampleur : du 3 août au 13 septembre 2026, près de 815 000 appâts vaccinaux doivent être distribués sur environ 5 500 km², dans 114 municipalités, ainsi que dans des parcs de la région de Montréal.


LA QUESTION QUI DÉRANGE


Est-ce que les compressions du printemps 2025 sont responsables de la situation actuelle?


On ne peut pas l'affirmer , la maladie arrivait du Vermont et sa progression dépend de nombreux facteurs biologiques et géographiques.


Mais l'enquête permet de poser une question parfaitement légitime :

À un moment critique où il fallait intervenir rapidement, avons-nous perdu un temps précieux pour économiser de l'argent?


Parce qu'avec la rage, une chose est certaine :


plus le virus gagne du territoire dans la faune sauvage, plus le défi pour le contrôler devient important et surtout, n'oublions jamais pourquoi on mène ces opérations :


protéger les animaux, oui… mais ultimement, protéger la population humaine.

1 commentaire


frank1967
frank1967
il y a un jour

Encore une fois le Gouvernement en place a pris la décision de faire de l'économie de bout de chandelle et est en train de perdre le contrôle d'une situation dangereuse pour la santé Publique et il y a aussi le fait que cet animal à fourrure n'est pratiquement plus trapper donc augmentation des populations et y a aussi le coyote qui sera problématique dans pas long. Merci

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