VOUS PENSEZ ÊTRE INVISIBLE? VOTRE ODEUR DIT LE CONTRAIRE!
- Steph Monette

- 18 août
- 2 min de lecture
VOUS PENSEZ ÊTRE INVISIBLE? VOTRE ODEUR DIT LE CONTRAIRE!
Pour nous, marcher en forêt semble naturel. Pour un chevreuil, un orignal ou un autre gibier, notre présence peut signifier une chose : un prédateur est passé par ici.

Et bien souvent, notre odeur nous trahit avant même que l’animal puisse nous voir.
L’être humain laisse constamment derrière lui une véritable signature olfactive : transpiration, bactéries présentes sur la peau, respiration, cheveux, vêtements, bottes, nourriture, fumée, carburant, savon, déodorant… Sans oublier toutes les odeurs étrangères que notre équipement transporte en forêt.
LE GIBIER VIT DANS UN MONDE D’ODEURS

Pour plusieurs espèces, l’odorat constitue un outil majeur de détection du danger. Un gibier expérimenté peut associer l'odeur humaine à une menace, particulièrement dans un secteur soumis à une forte pression de chasse.
Le problème n’est donc pas seulement : « Est-ce qu’il peut me sentir maintenant? »
Il faut aussi se demander :
« Quelle odeur suis-je en train de laisser sur mon territoire de chasse? »
Chaque déplacement peut contaminer un sentier, une saline, un faux grattage, les alentours d'une caméra ou l'accès à notre mirador.

LE VENT RESTE NOTRE PREMIÈRE DÉFENSE
Aucun produit ne devrait remplacer une bonne lecture du vent.
Avant d'entrer sur un territoire, je veux connaître :
la direction du vent, les thermiques, mon trajet d'accès et l'endroit où mon odeur risque de voyager.
Même avec une excellente gestion des odeurs, chasser avec un mauvais vent peut compromettre une stratégie.
RÉDUIRE NOTRE EMPREINTE DE PRÉDATEUR

Je privilégie une approche globale : vêtements propres, bottes réservées à la chasse, limitation des odeurs artificielles, contrôle de la transpiration, équipement propre, déplacements réfléchis et surtout le moins d'intrusions inutiles possible.
Le but n'est pas de devenir complètement « invisible » au nez du gibier — c'est extrêmement difficile.
Le véritable objectif est de réduire notre empreinte olfactive et d'éviter d'éduquer les animaux à notre présence.
Parce qu'à la chasse, nous observons le gibier…
mais lui aussi nous cherche.
Et souvent, son nez commence le travail bien avant ses yeux.
🔥 ET VOUS, jusqu'où allez-vous dans votre contrôle des odeurs?
Douche avant la chasse? Vêtements séparés? Contrôle d'odeurs? Bottes réservées au terrain? Toujours à bon vent?
ON JASE!




La trahison de notre signature olfactive est sans doute la cause principale des échecs d'approche sur le grand gibier. J'ai constaté que les bactéries cutanées produisent des composés volatils détectables à des centaines de mètres par un cervidé. D'après mon expérience, la purification par ozone des vêtements techniques limite considérablement cette dispersion gazeuse. Le camouflage visuel ne vaut rien si le vent tourne. Cette obsession du détail m'amuse parfois, surtout quand je délaisse mes tenues carbones pour le confort d' un pantalon baggy le week-end en ville. Je recommande de stocker son équipement dans des sacs hermétiques avec des essences naturelles du biotope local. La gestion de la transpiration lors de la marche d'approche reste le plus grand défi du…
Un sujet technique très intéressant et j'avais quelques lacunes dans ma préparation que je vais modifier dès cette année. Merci
Tres intéressant cette article ,merci